• Patrice SALSA

    J’ai décidé de faire paraître en tant qu’auteur indépendant mon roman, La part des anges, en espérant que cette forme nouvelle d’édition lui permettra de rencontrer son public.


    La forme, la structure et la langue de chacun de mes textes sont à chaque fois différentes, car pour moi, elles sont en étroites relations avec le thème de l’histoire et la situation des personnages.
    J’aime aussi particulièrement les structures narratives non linéaires, car je trouve qu’elles font participer le lecteur à l’élaboration progressive de l’histoire. Je pense que chaque lecteur contribue à la mise en place du – ou des – sens d’un texte en y plaçant ce qui de sa propre histoire résonne dans les personnages mis en scène et les situations décrites.
    Le lecteur, en comblant par ses propres déductions, interprétations et hypothèses, les trous dans la narration et les sauts dans le temps, s’approprie ainsi mes romans et devient, tout autant que moi, leur auteur, car il les peuple de ses souvenirs, de ses affects, de ses émotions, et parfois, je le crains, de ses angoisses.
    Pour autant, je m’efforce de ne pas donner volontairement dans l’obscur et l’énigmatique. Mes textes comportent souvent nombre de références plus ou moins affichées. Elles sont là pour établir une complicité avec ceux à qui elles parlent, sans priver, je l’espère, les autres lecteurs, car pour moi, toute lecture est respectable.
    Il n’y a jamais de sens caché dans mes histoire, tout au plus des niveaux de lectures qui se superposent, et parfois s’intriquent et se croisent.
    Une fois publiés, mes romans ne m’appartiennent plus, ils sont à ceux qui leur donnent du sens et les font vivre en les lisant.

    L’actualité pour moi, c’est d'abord en début d’année la parution de cet essai que j’ai consacré aux câlins : https://www.facebook.com/COURT.TRAITE.DES.GROS.CALINS/
    J’ai aussi début mai fait paraître au format Kindle un court récit, La Joueuse de théorbe, version allongée et enrichie d’un texte encore plus court paru en 2011 (Le Joueur de théorbe). Toutes les infos sont là, y compris le texte à télécharger dans son intégralité :  https://www.facebook.com/patrice.salsa.auteur/

    J’essaie en effet un nouveau truc : je propose le texte gratuitement, et invite, sur la dernière page, les lecteurs à l’acheter s’il leur a plu, et à le commenter sur Amazon ; en effet, j’ai inscrit ce texte (sans grand espoir) au concours des Plumes Francophones, organisé par Amazon.

     

    Bibliographie :

    - Un garçon naturel, Éditions du Rouergue, 2005.

    Le portrait sans fard d’un adolescent énigmatique et inquiétant, rongé par une obsessionnelle quête des origines.

     

    La Signora Wilson, Actes Sud, 2012

    Construction baroque située aux confins de l’onirisme. Étranges palazzi, malles égarées et retrouvées, ambassade surréaliste, boutiques mystérieuses, errances, correspondances insolites, haute couture, libertinage, théâtres, bals masqués, voitures de sport, musiques et réminiscences d’une enfance blessée, tout ici se révèle tel un tableau caché sous une fresque Renaissance, puis de nouveau s’efface pour nous désigner l’entrée d’une chambre dérobée.

     

    - Le joueur de théorbe, URDLA, 2011

    « Un soir de brouillard comme il n’y en a presque plus dans la belle ville de L., sauf en novembre, je me trouvais à dîner chez A., avec quelques amis, et après le pousse-café et les chocolats, bien que la soirée fût déjà très avancée, il devint manifeste que personne n’avait envie de quitter cette chaleureuse compagnie pour s’en retourner au cœur des brumes sombres qui rendraient, à coup sûr, le pavé glissant et hasardeux. »

    Le récit commence, celui d’un autre récit, qui lui-même est le récit d’un autre... Un récit qui parle d’une photographie et d’un tableau, un récit qui dit la perte irrémédiable inscrite au cœur même de toute tentative de représentation.

     

    - La part des anges, Amazon et Book on demand, 2012

    Ils sont quatre, ils ont quinze ans. Kevin et Jordan vivent leur amitié depuis toujours. Alison et Solveig ont découvert depuis peu ce que c’est, et surtout ce que ça peut être.

    Mais arrive un temps où on quitte l’amitié pour entrer dans l’amour ; les couples se recomposent donc, dans la perfection de l’évidence. Mais sous cette évidence et sa simplicité, la vie est là, avec la complexité des sentiments, des affects, des désirs. C’est alors que tout se noue, que tout s’intrique et se mêle, dans ce moment où il n’est pas possible d’être séparé des autres sans être séparé de soi.

     

    - Le prix à payer, Amazon et Book on demand, 2015

    Deux fois quatre récits, qui peuvent se lire indépendamment, mais qui forment aussi un tout, une progression, un portrait, peut-être. Celui d’un homme qui, de texte en texte, n’est jamais tout à fait le même, ni vraiment complètement un autre.

    Peut-on se souvenir autrement que dans le sentiment de la perte ?

    Peut-on évoquer ce qui n’est plus sans la douleur de cette perte ?

    Que faut-il abandonner d’hier, et à quoi faut-il renoncer demain, pour vivre, simplement ?

    Et pour dire « ma vie », quel est le prix à payer ?

     

    [Court] Traité des (gros) Câlins, Amazon et Book on demand, 2016

    La documentation sur le câlin est rare, alors qu’il s’agit d’une pratique assez répandue qui paraît faire l’unanimité. Serait-ce que les câlins ne nécessitent aucun enseignement ni aucun apprentissage, tout un chacun venant au monde doté d’une capacité naturelle à en donner et à en recevoir ? De la linguistique à l’histoire des mentalités, en passant par la physiologie et la chimie hormonale, par la psychologie et les sciences sociales, l’état des lieux d’un comportement dont l’apparente banalité cache une complexité insoupçonnée.

     

    - La joueuse de théorbe, Amazon, 2016

    Aussitôt après avoir publié Le joueur de théorbe, j’ai compris que je n’en avais pas terminé avec ce récit et les thèmes qu’il contient. Je suis donc revenu sur ce texte, pour l’amplifier, lui donner des développements, le compléter, et finalement lui procurer une autre dimension. Durant cette réélaboration, le joueur est devenu une joueuse.

    La joueuse de théorbe, c’est un portrait, un concert, une photographie, le désir, et son objet qui s’efface au moment même où on croit le saisir, enfin...

    Lorsque l’absence, par son obscure puissance, redessine les contours du réel, le monde se peuple de chimères et d’hypothèses faisant le siège des remparts de la raison.

     

    J'ai lu : 

    la part des anges

    Le prix à payer

    Partager via Gmail

  • Commentaires

    1
    Vampilou
    Samedi 18 Juin 2016 à 17:30
    Très intéressant, j'aime beaucoup !
    2
    Samedi 18 Juin 2016 à 19:03

    Je ne connaissais pas du tout l'auteur, je note merci!

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :